14 novembre 2009

Après Bernard Laporte, c'est Yves Jégo qui dégaine

La complainte d'évincés du gouvernement est de saison. Ainsi de Bernard Laporte qui, dans son livre, «Un bleu en politique», réglait quelques comptes avec certains de ses anciens collègues du gouvernement. Et d'Yves Jégo, aussi tenté d’asséner quelques uppercut. L’ancien secrétaire d’Etat à l’Outre-mer fait paraître, la semaine prochaine, son «15 mois et 5 jours entre faux gentils et vrais méchants» (Ed. Grasset), qui égratigne notamment François Fillon.
«Sarkozyste avant tout», nommé au gouvernement en mars 2008, il apprend par téléphone, le 23 juin dernier à «19H41» très précisément, son limogeage, quelques minutes seulement avant l'annonce officielle du remaniement. «Une vraie surprise, un coup de tonnerre car rien n'avait filtré», écrit-il, déplorant, au passage, les mauvaises manières de Fillon: «le Premier ministre que j'ai servi loyalement pendant 15 mois n'a pris la peine ni de me recevoir ni de m'appeler.»
«Viré comme un malpropre»
Amer, «viré comme un malpropre» et «sans préavis», Yves Jégo qui avait eu à affronter, début 2009, la crise sociale des Antilles, en rajoute une louche: «Jamais il ne m'a reçu pour faire le point sur l'avancée des dossiers dont j'avais la charge. En y pensant, je n'ai même jamais eu de feuille de route ni de lettre de mission.»
Et le député de Seine-et-Marne de persifler sur la «stratégie Fillon»: «Il se construit habilement une image de victime quasi christique, d'homme qui souffre», «contrairement à l'image qu'il donne, il se protège plus que de raison.» (Ici, à Matignon, le 10 février. Crédit: Gonzalo Fuentes/Reuters)

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