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9 novembre 2010

Principal agressé: prison ferme requise

Le procureur a requis deux ans de prison dont un avec sursis contre le père et dix mois avec sursis contre la mère d'une collégienne, jugés à Montauban pour l'agression la semaine passée du principal de l'établissement, qui avait puni leur fille.

La représentante du parquet a assorti cette réquisition d'une demande de 18 mois d'obligation de soins pour le père et de 120 heures de travaux d’intérêt général contre la mère. L’affaire a été mise en délibéré au 16 novembre. Mohamed Lamaghi et son ex-épouse Zoubida, parents de quatre enfants, étaient jugés en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel pour violence volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique, le principal du collège Ingres de Montauban, Guy Mériel.


Les parents s’étaient rendus le 4 novembre dans l’établissement pour avoir des explications sur l’exclusion temporaire pour indiscipline de leur fille, élève de sixième.  La discussion avait mal tourné. Selon la victime, les parents avaient commencé à le frapper et l'insulter. Dans la confusion, le portable du principal étant tombé, le père aurait menacé de filmer la scène.


M. Mériel a obtenu un jour d'interruption temporaire du travail et a porté plainte. Me Amélie Villageon, avocate de la partie civile a dénoncé à l'audience "un déferlement de violence". La mère de famille a au contraire indiqué avoir été été "bousculée et frappée" par le principal. Mohamed Lamaghi a admis "que tout le monde criait et gesticulait" mais a nié que des coups volontaires aient été portés.


Avant ses réquisitions, la procureure Nadège Cula a insisté sur le fait que "toute violence devait être bannie dans une école qui est le lieu de l’apprentissage du respect, du dialogue et des règles".

source lefigaro.fr

Un principal agressé par des parents

Un couple de parents d'élève est en garde à vue pour avoir frappé le principal d'un collège de Montauban et avoir menacé de filmer la scène avec un téléphone portable, a-t-on appris auprès de la police.

Le père et la mère avaient pris rendez-vous hier avec le principal du collège Ingres, le plus ancien de la ville et l'un des mieux cotés, pour contester des mesures sanctionnant l'indiscipline de leur fille de sixième.


Quand le chef d'établissement, Guy Mériel, a constaté que la discussion ne menait nulle part et a voulu y mettre fin, le père a exigé les rapports des enseignants sur sa fille. Devant le refus de M. Mériel, le père s'est mis à l'insulter et à le frapper. M. Mériel, ancien pratiquant d'arts martiaux, dit avoir réussi à esquiver la plupart des coups.


Dans la confusion, son portable est tombé, l'agresseur s'en est emparé et a menacé de filmer la scène, relate M. Mériel dans la Dépêche du Midi. Il s'est débarrassé du portable plus tard.

Le père a déchiré les rapports des professeurs qu'il avait arrachés aux mains du principal.


L'adjoint et la secrétaire du principal, qui ont assisté à l'agression, ont alerté les policiers qui ont emmené le couple menotté, selon
la Dépêche. Le principal a porté plainte. L'Académie a fait part de son intention de faire de même pour lui manifester son soutien. La police continue à entendre des témoins.

Source lefigaro.fr

21 septembre 2010

Affaire Woerth-Bettencourt : «Le Monde» a déposé plainte

Mes Yves Baudelot et Catherine Cohen-Richelet, avocats du Monde, ont déposé ce lundi auprès du parquet de Paris la plainte contre X annoncée par le journal le 13 septembre pour violation du secret des sources dans l'affaire Woerth-Bettencourt, a fait savoir le quotidien.
Après avoir découvert qu'une enquête des services de renseignement avait été menée pour déterminer qui informait l'un de ses journalistes sur l'affaire, Le Monde avait accusé l'Elysée de violation du secret des sources.
Selon le Monde, «ordre» aurait été donné à la Direction générale de la police nationale (DGPN) d’identifier l’origine des fuites qui ont permis au quotidien de révéler, le 18 juillet, des extraits de la déposition de Patrice de Maistre, l’homme de confiance de Liliane Bettencourt. Un magistrat conseiller de la garde des Sceaux, David Sénat, en a fait les frais fin juillet: il a été chargé début septembre d’une «mission de préfiguration de la cour d’appel de Cayenne», en Guyane.
Frédéric Péchenard, patron de la DGPN, a reconnu que des «vérifications techniques» avaient été menées sur le téléphone de David Sénat, mais dément en avoir reçu l'ordre: il dit assumer seul la responsabilité de l'enquête.
«La plainte du Monde porte à la fois sur la violation du secret des sources prévue par la loi du 4 janvier 2010, désormais incorporée dans la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, et sur la violation de plusieurs articles du code pénal. Ces violations résultent essentiellement de l'irrégularité des conditions dans lesquelles les services de police ont procédé à la vérification d'appels téléphoniques pour identifier les sources du Monde», détaille Lemonde.fr.

13 avril 2010

Grenoble : un jeune homme agressé en plein centre-ville

Un jeune homme de 24 ans a été "lynché gratuitement" vendredi soir dans le centre-ville de Grenoble par un groupe d'une quinzaine de jeunes en fuite et transporté dans un état critique à l'hôpital de Grenoble, a-t-on appris dimanche de source policière.

La victime, qui revenait d'une soirée avec trois amis, a été très violemment frappée à coups de pied au visage, avant de recevoir deux coups de couteau au bras et dans le dos, a-t-on précisé de même source, confirmant une information parue dans le quotidien régional Le Dauphiné libéré . Le jeune homme, dont l'un des poumons a été perforé, se trouvait dans un état stable dimanche, mais "les médecins sont réservés quant à de possibles séquelles neurologiques", a rapporté la police.

Âgés d'une vingtaine d'années, les agresseurs, qui venaient d'être expulsés du tramway dans lequel la victime et ses amis avaient pris place, ont alors attaqué verbalement, puis physiquement ces derniers, arrivés à leur destination et qui tentaient de les ignorer, a-t-on ajouté de même source. La quinzaine d'agresseurs, montés dans le tramway à une station située dans les quartiers sensibles de Grenoble, étaient toujours activement recherchés dimanche. 
lepoint.fr

Peut on parler de racisme?

Le numéro deux du Vatican voit «une relation entre homosexualité et pédophilie»

Nouveau dérapage au Vatican. Le numéro deux du de l'Eglise catholique, le cardinal secrétaire d’Etat Tarcisio Bertone, a une nouvelle fois récusé lundi le lien entre les cas récents de pédophilie de la part du clergé et la question du célibat des prêtres, estimant que «le problème» est lié à l’homosexualité. «Nombre de psychologues, de psychiatres, ont démontré qu’il n’y a pas de relation entre célibat et pédophilie, mais beaucoup d’autres ont démontré, et m’ont dit récemment, qu’il y a une relation entre homosexualité et pédophilie, a affirmé Mgr Bertone. C’est la vérité, c’est le problème».

31 mars 2010

Le Conseil d'Etat rejette l'interdiction générale du voile intégral

Sérieux risques", "fortes incertitudes", "fragilité": le Conseil d'Etat rejette en termes prudents l'hypothèse d'une interdiction générale et absolue du port du voile intégral en France. Ce dispositif ne "pourrait trouver aucun fondement juridique incontestable", assurent les sages dans l'avis qu'ils ont remis mardi 30mars à François Fillon.

25 mars 2010

Le salaire des grands patrons devant la justice

Pour la première fois, un tribunal correctionnel, celui de Nanterre (dans les Hauts-de-Seine), va examiner la légitimité des salaires exorbitants des grands patrons français.
Antoine Zacharias, l’ancien PDG de Vinci, le leader mondial du BTP, est jugé durant deux jours pour abus de bien social. Il lui est reproché les sommes colossales qu’il a touchées en 2006, quand il a quitté l’entreprise.

7 mars 2010

Agroalimentaire: la grande distribution tire toujours plus les prix des industriels

La plupart des industriels de l'agroalimentaire ont dû accepter des baisses de prix en 2010 par rapport à l'année précédente lors des négociations qui viennent de s'achever avec la grande distribution, dénonce ce vendredi l'association nationale des industries alimentaires (Ania).
Fin 2009, le gouvernement avait décidé d'assigner en justice Auchan, Carrefour, Casino, Cora, Leclerc, Système U et trois autres enseignes de secteurs non-alimentaires, pour avoir eu des pratiques abusives à l’égard de leurs fournisseurs. Un coup de tonnerre qui intervenait alors que, depuis quelques semaines, des attaques en règle étaient menées par des élus de la majorité et de l’opposition contre la loi de modernisation de l’économie (LME), dite Chatel 2.
Eh bien, il semble que rien n'ait changé pour autant dans les pratiqués de la grande distribution. «Nous ressortons en négatif. Toutes nos hausses, même modérées, ont été annulées», a affirmé Olivier Picot, président de la commission relations industrie-commerce à l'Ania et à ce titre en charge des négociations avec les grandes enseignes. «Et nous n'avons rien obtenu (promotions, tête de gondole...) en échange», a-t-il dénoncé. «Du jamais vu», selon lui.
Responsable de cette situation, selon lui: «la loi de modernisation de l'économie (LME)», votée en 2008. Le volet «distribution» de cette loi est dénoncé par les fournisseurs, qui souvent trop dispersés, ne pèsent pas lourd face aux grandes enseignes.
Le 22 février, soit peu avant la fin des négociations, Olivier Picot avait dénoncé le «climat violent» qui régnait lors de ces discussions. «On demande par exemple une hausse de 4% et on ressort de la réunion avec une baisse de 1 à 2%», avait-il alors expliqué, dénonçant en outre le refus des centrales d'achat de s'engager sur des contreparties en échange d'une diminution des tarifs.
Reste maintenant à attendre la réaction gouvernementale, quelques mois après avoir déjà agité le baton. En vain, à l'évidence.
LIBÉRATION.FR

L'appel du seigneur pour 15 centimes d'euro la minute

«Bonjour et bienvenue sur le fil du seigneur». La voix est grave, la parole lentement articulée. Un orgue résonne de temps à autre.
Depuis le début de la période de Carême, le 17 février, Le Fil du Seigneur, conçu par le créateur de services téléphoniques Aabas Interactive, invite les chrétiens qui n’ont pas l’envie ou pas la possibilité d’aller se confesser auprès d’un prêtre, à le faire par téléphone, pour la modique somme de 15 centimes d’euros la minute.

4 mars 2010

La guerre des fast food aux Etats Unis est… intense…

La preuve avec ces 2 illustrations, qui nous laissent apercevoir l’implantation des principales chaînes de fast food aux États Unis. Plus de 12 000 Mc Donald’s, 900 Sonic Drive-In dans le seul état du Texas.

 

3 mars 2010

Une musulmane expulsée d'un cours à cause du niqab

Après des mois (de février à novembre) de tentatives d'accommodement de la part de l'enseignante et de la direction du cégep Saint-Laurent, la situation est devenue tendue au risque de provoquer des affrontements au sein de l'institution.
Selon ce qu'a pu apprendre La Presse, un haut fonctionnaire (Roger Giroux, directeur général de la francisation au ministère de l'Immigration) est intervenu personnellement pour demander, pour la ixième fois, à la dame de retirer son niqab (qui ne laisse paraître que les yeux), à défaut de quoi elle serait expulsée du cours. Elle a refusé, exigeant une confirmation écrite de la position du Ministère, ce qu'elle a obtenu.

25 février 2010

Chômage : l'exécutif face à de plus mauvais chiffres que prévu

Dur retour à la réalité sur le front de l'emploi. Selon les données publiées hier par Pôle emploi, le nombre de demandeurs d'emploi n'ayant pas travaillé dans le mois (catégorie A) a progressé de 19.500 (+ 0,7 %) en janvier. Cette hausse notable s'accompagne d'une autre mauvaise nouvelle : après avoir, comme chaque année, réactualisé ses coefficients de correction des variations saisonnières et des jours ouvrables, la Dares (ministère du Travail) a sensiblement revu à la hausse les estimations du chômage en 2009.

20 février 2010

C'est la décision de justice, rendue vendredi : la production doit reprendre sous huit jours à l'usine Philips de Dreux, dans l'Eure-et-Loir, sous pei

C'est la décision de justice, rendue vendredi : la production doit reprendre sous huit jours à l'usine Philips de Dreux, dans l'Eure-et-Loir, sous peine d'une astreinte de 25.000 euros par jour. Le tribunal de Chartres a également condamné Philips à payer respectivement 1.000 euros à la CGT, à FO et au comité d'entreprise, à l'origine de l'assignation en référé. Enfin, la justice a suspendu le plan social (PSE) dans l'attente d'une meilleure consultation des représentants du personnel.
Le TGI de Chartres avait été saisi à la suite de l'annonce de Philips en fin de semaine dernière de l'arrêt de la production du site d'assemblage de téléviseurs à écran plasma. La direction avait agi de la sorte, estimant que la procédure d'information-consultation des représentants du personnel, qui a fait l'objet de 16 réunions, était terminée. Les 212 salariés avaient été sommés par lettre samedi de ne pas se présenter à leur poste de travail lundi, sans que leur licenciement leur ait été notifié.
Alors, vendredi, du côté des plaignants, on exulte : "c'est une énorme victoire pour les salariés de Philips et plus globalement pour les travailleurs", a déclaré Manuel Georget, délégué CGT. "Les travailleurs ont été tellement victimes de défaites, que cette victoire renforce aujourd'hui notre combativité", a-t-il ajouté. La direction de Philips a pour l'instant simplement indiqué que l'entreprise se conformerait à la décision du tribunal.
Dans son ordonnance, le tribunal pointe un manque d'informations "primordiales" pour l'examen du volet économique du plan social. Il estime par conséquent que les élus au comité d'entreprise n'étaient pas en mesure d'émettre un avis éclairé sur ce plan.
Pour l'avocate de l'union départementale FO, Me Sandra Renda, "cette décision, qui va faire jurisprudence, montre qu'on ne ferme pas en France une usine comme ça (...) Lorsqu'une entreprise se comporte aussi mal avec ses salariés en ne pensant qu'à ses actionnaires, une réponse reste possible: la sanction de la loi. Philips doit revoir entièrement sa copie", a-elle déclaré.
Sous la pression du gouvernement, et notamment du ministre de l'Industrie Christian Estrosi, Philips avait déjà accepté de rouvrir les portes de l'usine vendredi matin, sans toutefois relancer la production. Aussi, vendredi matin, quelque 150 salariés de l'usine de Dreux avaient pu pénétrer dans l'usine. Mais sans grand espoir. A la mi-journée, certains étaient sortis du site en emportant des affaires personnelles : plantes vertes, calendrier, petit vase, etc. La décision rendue par le tribunal de Chartes rentrouvre donc une porte qu'il pensait close.
La direction du groupe électronique avait aussi convoqué un nouveau comité central d'entreprise le 26 février, mais le Pdg Joël Karecki avait affirmé vendredi, lors d'une conférence de presse à Paris, qu'il "n'y aurait plus d'emplois Philips à Dreux prochainement".(Source AFP)

17 février 2010

Les hamburgers halal de Quick passent mal


Il y avait eu l'affaire du Franprix d'Evry. En 2002, cette épicerie de la région parisienne avait décidé de passer au "tout-halal" et de ne proposer à ses clients ni porc ni alcool. Manuel Valls, maire PS de la ville, avait vivement protesté et fait fermer le commerce, officiellement pour conditions d'hygiène non conformes, une décision finalement cassée par la justice.
C'est désormais au tour de Quick d'être au cœur d'une polémique. Depuis quelques mois, la chaîne ne vend que des hamburgers halal dans huit de ses trois cents soixante-deux restaurants français. L'expérimentation, censée durer six mois, a commencé en juillet à Toulouse, avant de s'étendre à Argenteuil (95), Garges-lès-Gonesse (95), Buchelay (78), Villeurbanne (69), deux restaurants de Marseille, et Roubaix (59) depuis le 30 novembre. Concrètement, le bacon est désormais banni des tranches de pain, remplacé par de la dinde fumée, et le bœuf est certifié halal, c'est-à-dire tué dans les règles par un sacrificateur agréé. L'expérience "hamburger halal" est simplement signalée à l'entrée des huit restaurants tests par des affiches indiquant que "le Burger Strong Bacon n'est pas disponible à la carte de ce restaurant" où "les viandes proposées sont certifiées halal".


"INADMISSIBLE"
Lorsque le maire socialiste de Roubaix apprend que ses administrés sont privés de cochon depuis plusieurs mois, son sang ne fait qu'un tour. Dans La Voix du Nord datée de lundi, René Vandierendonck annonce qu'il ne souhaite pas que l'expérience soit reconduite et menace de saisir la Halde (Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité). "Je me félicite que Quick adapte son offre aux consommateurs en proposant du halal, mais ça va trop loin quand on ne propose plus que cela, cela devient discriminatoire", explique l'élu au Monde.fr, avant de rappeller qu'il est membre du Haut Conseil à l'intégration. Quick étant le seul fast-food du centre-ville, il juge anormal que les clients n'y trouvent pas "les mêmes produits" que dans toute autre franchise du territoire : "Oui à la diversité, non à l'exclusion", résume-t-il.
Chez Quick France, on explique vouloir poursuivre cette expérimentation jusqu'à son terme pour "valider l'intérêt et la faisabilité technique de cette offre commerciale", alors que le marché de l'alimentation halal en France est une niche en plein essor, évaluée à près de 5,5 milliards d'euros pour 2010, selon Solis, un cabinet spécialisé dans les études marketing ethniques. "Nous voulons seulement voir comment la clientèle réagit à cette offre", explique la marque.
"LOGIQUE ÉCONOMIQUE"
Une logique économique qui a du mal à passer auprès de certains responsables politiques. Le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a ainsi fait part de ses réticences, soulignant qu'il n'était "pas un fana du communautarisme". "C'est précisément parce que [le fast-food] ne laisse pas de choix aux clients non musulmans que cette attitude est inadmissible", s'est quant à lui indigné le député UMP des Bouches-du-Rhône, Richard Mallié. Quant à Marine Le Pen (FN), elle a jugé, dimanche sur Canal Plus, "inadmissible" une situation qui oblige, selon elle, les clients à "verser une taxe aux organisations islamiques de certification", ce qui n'est pourtant pas le cas chez Quick (lire encadré). Le maire de Roubaix estime enfin que la "discrimination" est d'autant plus insupportable que Quick est une "enseigne nationale", propriété de la Caisse des dépôts et des consignations, le bras financier de l'Etat.
Al-Kanz.org, un site dédié aux consommateurs musulmans, renverse l'argument et dénonce une "discrimination" visant les musulmans. "Aurait-on eu droit à toutes ces saillies médiatiques si, au lieu du halal, Quick avait choisi un autre positionnement, une autre niche, celle du bio ? Un Quick thématique avec exclusivement des menus mexicains ou chinois aurait-il eu une telle résonance médiatique ? Non, assurément non. Et si vraiment c'est le communautarisme qui pose problème, pourquoi tolère-t-on qu'en plein Paris, au 240, boulevard Voltaire, dans le 11e arrondissement, on puisse trouver un Franprix entièrement casher ? (...) Sans parler de la chaîne KFC, qui depuis des années prétend vendre du poulet halal dans tous ses restaurants. C'est même écrit sur leur site", écrit ce bloggueur.
Dans une interview au Post, le fondateur du site Al-Kanz.org, Fateh Kimouche, explique que, "dans cette histoire, c'est le capitalisme qui sert de révélateur". "Il n'y a rien de religieux, c'est une logique de business, explique-t-il. Dans le fast-food test de Villeurbanne, le chiffre d'affaires a bondi de 30 % la première semaine", un chiffre que Quick France a refusé de confirmer. "C'est la logique économique qui prend le dessus. Si le chiffre d'affaires est multiplié par deux, ils n'auront aucune hésitation" à valider l'expérience, conclut-il.

11 février 2010

Le forfait social de Numéricable et le machin d’Orange


« Je souhaite que d’ici six mois, tous les opérateurs qui le souhaitent puissent proposer une offre sociale spécifique pour permettre aux foyers les plus modestes d’accéder à Internet dans des conditions attractives. » La mode des « forfaits sociaux » chez les fournisseurs d’accès à Internet est partie de ce discours, prononcé par François Fillon le 18 janvier. Pour encourager la création d’offres triple play allégées, aux alentours d’une vingtaine d’euros mensuels, il annonçait ce jour-là une consultation publique au Ministère de l’Industrie qui devrait déboucher sur une modification du Code des postes et des communications électroniques.
Numericable a été le premier à répondre à l’appel. Le PDG du groupe Pierre Danon a annoncé hier, dans une interview au Figaro, une nouvelle offre divisant par deux le tarif évoqué par le Premier ministre. Le service sera réservé aux allocataires du RSA ou de l’allocation adulte handicapé, habitant « un logement bénéficiant du service unique numérique de Numericable ». Il auront accès à la téléphonie illimitée, 2 mégabits/seconde d’Internet et une cinquantaine de chaînes de télévision majoritairement issues du bouquet TNT pour 9,99 euros mensuels.
Le câblo-opérateur proposait déjà depuis décembre un forfait triple play à 19,90 euros, ouvert à tous sous conditions d’éligibilité de la ligne. Mais la cible est différente, selon Pierre Danon : les forfaits à 20 euros « ne sont pas des offres sociales mais des offres “low-costs” ciblées », par exemple vers les consommateurs qui ne veulent pas profiter de leur riche catalogue de chaînes télé. D’autres ont déjà expérimenté la formule avec plus ou moins de succès. Le groupe Iliad avait reconnu que l’offre d’Alice n’avait pas réussi à percer, tandis qu’Auchan s’est lancé dans le filon de Numericable « qui fonctionne très bien » (jure Danon). Auchan a le statut d’opérateur de réseau mobile virtuel, et loue le réseau de Numericable depuis décembre.
Pour son nouveau forfait social, Numericable devrait bénéficier de subventions, à hauteur de 4,21 euros par mois et par abonné, versées par le fonds de service universel de la Caisse des dépôts.
Ce matin, c’était au tour d’Orange de suivre le mouvement du low-cost. Le communiqué de presse, plein de bons sentiments, surfe sur la vague initiée par Numericable en parlant de « petits prix » et de « personnes disposant de budgets réduits ». Le tarif s’aligne effectivement sur les recommandations de François Fillon, mais le détail des conditions a de quoi laisser perplexe : pour 19,90 euros par mois, point de triple play. Les abonnés « Découverte » se contenteront de l’Internet haut débit — et encore, limité à 8 mégabits. La location de la Livebox (3 euros) n’est pas incluse, et pour garder l’usage d’une ligne de téléphone fixe, il faut également compter les 16 euros mensuels d’abonnement classique.
Comme aucun engagement n’est requis et que les moins de 26 ans ont droit à 10% de réduction, la formule pourra convenir aux étudiants, stagiaires et autres jeunes clients susceptibles de déménager régulièrement. Et non téléspectateurs. Pour les autres, même à « budget réduit », le triple play classique à 30 euros restera l’offre la plus avantageuse.

2 février 2010

Crispation autour d'un décret permettant le licenciement de fonctionnaires

Rien ne va plus entre le gouvernement et les syndicats. La future réforme des retraites et un projet de décret à la loi du 3 août 2009 "relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique", qui introduit une brèche dans la garantie d'emploi dans la fonction publique, contribuent à la tension. L'intersyndicale des fonctionnaires a dénoncé, lundi, un projet de décret qui ne prévoit "pas d'encadrement" des licenciements de fonctionnaires après trois refus de réorientation.
Le texte, qui doit être présenté le 11 février au Conseil supérieur de la fonction publique, accompagne la loi de mobilité sur la fonction publique adoptée en juillet. Une fois placé en statut de réorientation, le fonctionnaire "peut être licencié" après trois refus d'affectation, prévoit l'article 11 du projet de décret.
Le projet de "décret sur la réorientation professionnelle des agents de l'Etat" prévoit dans son article 2 qu'un fonctionnaire est placé "en réorientation professionnelle", par "arrêté ministériel" ou par "l'autorité investie du pouvoir de nomination dans l'établissement".
Le ministre du budget et de la fonction publique, Eric Woerth, estime mardi qu'il est "profondément normal" de mettre en disponibilité un fonctionnaire si celui-ci refusait trois postes, comme le prévoit la loi, une disposition critiquée par les syndicats. "C'est une loi qui a été votée au mois de juillet dernier à l'Assemblée nationale, sur la mobilité des fonctionnaires facilitant le passage d'une administration à l'autre", a rappelé, mardi 2 février, Eric Woerth sur France Info. "Dans cette loi, il y a un dispositif qui dit que si un fonctionnaire se retrouve sans affectation particulière parce que son poste a été supprimé (...), alors il a droit à une reconversion, à une formation individuelle, ce qui n'existait absolument pas avant", a-t-il poursuivi.
"Et puis l'administration lui propose bien sûr des postes", a ajouté le ministre, qui tiennent "compte de ses capacités, de sa formation, de ses contraintes familiales ou de contraintes géographiques". Mais "si au bout du troisième poste proposé (...), il refuse, alors il peut, être mis en disponibilité, ce qui est bien normal", a encore fait valoir M. Woerth. "Si la personne refuse, c'est qu'au fond elle n'a plus envie de travailler dans l'administration" et il n'y a "pas de raison que l'administration continue à ce moment-là à payer", a-t-il jugé, estimant que c'était "profondément normal".

28 janvier 2010

Jamel Debbouze : la burqa, "qu'est-ce qu'on vient nous faire ch... avec ce truc ?"

"La burqa n'est même pas un épiphénomène, ça concerne 250 personnes : qu'est-ce qu'on vient nous faire ch... avec ce truc", a lancé l'humoriste Jamel Debbouze sur France Inter mardi. "Encore une fois, c'est xénophobe, voilà. Et les gens qui vont dans ce sens-là sont des racistes", a ajouté l'humoriste à propos des préconisations de la mission parlementaire sur le voile intégral rendues mardi.

27 janvier 2010

L'imam de Drancy porte plainte après des intimidations dans sa mosquée

L'imam de la mosquée de Drancy, en Seine-Saint-Denis, Hassen Chalghoumi, connu pour ses bonnes relations avec la communauté juive, a porté plainte, mardi 26 janvier, au lendemain de l'introduction dans sa mosquée d'un groupe qui a proféré des menaces à son égard. "Un commando de quatre-vingt personnes, le visage non masqué, a fait irruption dans la mosquée, où se trouvaient quelque deux cents fidèles. Ils ont forcé le passage et se sont emparés du micro après une bousculade. Ils ont alors adressé des menaces et des anathèmes à l'adresse de l'imam, le traitant de 'mécréant', d''apostat' et affirmant : 'On va liquider son cas, à cet imam des juifs'", raconte un conseiller de la Conférence des imams.

L'imam Hassen Chalghoumi s'est dernièrement déclaré favorable à une loi interdisant la burqa en France, mais en l'assortissant d'un travail pédagogique. Alors qu'il poursuit un dialogue avec les autres religions, "certains ne lui pardonnent pas d'avoir accueilli dans sa mosquée, chaussures enlevées, le président du CRIF [Conseil représentatif des institutions juives de France, ndlr]", Richard Prasquier, a ajouté ce conseiller.
Selon lui, M. Chalghoumi a aussi été l'objet récemment d'une "provocation", voyant entrer, pour la première fois dans sa mosquée, "trois personnes entièrement voilées auxquelles il a posé des questions, mais qui n'ont pas répondu, de sorte qu'il s'est demandé s'il avait affaire à des femmes ou à des hommes".
Evoquant les "anathèmes" portés contre l'imam Chalghoumi, le conseiller a ajouté : "Il n'y a pas besoin de faire bac + 5 pour comprendre que les termes employés équivalent à une fatwa", et le dépôt d'une plainte est "à l'étude". Il a mis en cause les Frères musulmans, affirmant que le commando appartenait à "un groupuscule nommé 'Cheikh Yassine' [fondateur du Hamas, tué en 2004 dans un raid israélien, ndlr], sous obédience des Frères musulmans, manipulé par l'UOIF [Union des organisations islamiques de France, ndlr]".
UNE ATTAQUE "PAS TRÈS ÉTONNANTE"
Fouad Alaoui, président de l'UOIF, interrogé par l'AFP, a démenti toute implication, s'interrogeant sur "ce qui permet à l'entourage de l'imam" de porter ses accusations. M. Alaoui "condamne l'agression contre l'imam de Drancy", tout en estimant que ce qu'il s'est passé "n'est pas très étonnant". "Nous l'avons mis en garde à plusieurs reprises pour qu'il équilibre ses paroles parce qu'il risquait d'attirer les réactions des extrémistes."
De leur côté, le Conseil des communautés juives de Seine-Saint-Denis et le Conseil des communautés juives de l'Ile-de-France ont exprimé "leur émotion" et "leur solidarité" à l'imam, parlant de "faits graves et inquiétants". Ils demandent au ministère de l'intérieur et au préfet d'"identifier rapidement les auteurs" et de procéder à la "dissolution" de leur groupe.

14 novembre 2009

La fondation Abbé Pierre virée de Facebook

L’association voyait dans Facebook un outil «quasi-idéal» pour toucher les jeunes, particulièrement concernés par les difficultés pour se loger et débattre avec eux. Mais le site de socialisation a fermé la page créée par la Fondation Abbé-Pierre. Sans explication, assure le responsable communication de la fondation, Yves Colin, confirmant une information du Parisien.
«Notre compte, ouvert au printemps dernier, a été désactivé il y a une dizaine de jours. Il comptait 600 amis et progressait régulièrement», explique-t-il, alors que Facebook indique pouvoir désactiver un compte en fonction de plusieurs facteurs (fréquence d'utilisation, heure, taux, etc..).
«Nous avons été un peu plus actifs récemment sur le site, à l'approche de l'hiver, mais nous n'avons eu aucune explication» sur les raisons de cette fermeture, ajoute Yves Colin, qui se dit «déçu de cette désactivation, qui intervient à un moment charnière dans l'année».